Blog · 21 mai 2026

Démarrer dans le cloud : Certifications ou Projets réels ?

LeCloudFacile

La réponse honnête — et la stratégie gagnante selon votre profil.

C’est le débat qui revient en boucle dans toutes les communautés cloud : faut-il passer des certifications AWS ou construire des projets réels pour décrocher son premier emploi dans le cloud ?

D’un côté, les certifications semblent la voie royale : reconnues mondialement, structurées, prouvables sur un CV. De l’autre, certains recruteurs disent haut et fort qu’ils préfèrent un candidat avec un vrai projet GitHub à quelqu’un qui n’a que des diplômes.

La vérité ? Les deux camps ont raison. Et tort. Et la vraie réponse dépend entièrement de votre situation personnelle.

Dans cet article, on ne va pas vous donner une réponse générique. On va analyser honnêtement les deux approches, vous montrer ce que les données disent, et vous aider à choisir la stratégie qui correspond à VOTRE profil.

La réponse courte : La meilleure stratégie combine les deux — mais dans un ordre précis selon votre profil. Pour la plupart des débutants, commencez par les certifications, construisez des projets en parallèle, et combinez les deux sur votre CV. Voici pourquoi — et les exceptions.

1. Ce que disent vraiment les recruteurs cloud

Commençons par tordre le cou à quelques idées reçues, en distinguant les types de recruteurs que vous allez rencontrer.

Les recruteurs RH — ils cherchent des mots-clés

La réalité du marché en 2026 : une grande partie des candidatures sont filtrées par des systèmes ATS (Applicant Tracking System) avant même d’être vues par un humain. Ces systèmes cherchent des mots-clés spécifiques — “AWS Certified”, “SAA-C03”, “Terraform”, “Kubernetes”.

Une certification AWS met exactement ces mots-clés dans votre profil, de façon vérifiable et standardisée. Un projet GitHub, aussi impressionnant soit-il, peut passer sous les radars si les mots-clés ne correspondent pas aux critères de recherche.

      Avantage certifications ici : clair et net.

Les managers techniques — ils cherchent des compétences réelles

Une fois passé le filtre RH, vous rencontrez le manager technique ou l’architecte qui va vous interviewer. Lui, il veut savoir si vous savez vraiment faire quelque chose avec AWS.

Un CV avec 5 certifications mais aucun projet concret peut susciter le scepticisme : “Il sait peut-être répondre aux questions d’examen, mais est-ce qu’il peut déployer une vraie architecture ?”

Un projet GitHub bien documenté — une architecture déployée avec Terraform, un pipeline CI/CD fonctionnel, un chatbot RAG sur AWS Bedrock — répond directement à cette question.

      Avantage projets ici : vous montrez que vous savez faire, pas seulement que vous savez répondre.

Les agences de placement — elles veulent des cases à cocher

Les cabinets de recrutement qui placent des profils cloud travaillent souvent sur commande d’entreprises qui ont des grilles de compétences précises. Ils cherchent à cocher des cases : “certifié SAA-C03 : oui/non”.

Les certifications sont ici incontournables — elles permettent au cabinet de justifier la candidature auprès du client.

Ce que ça signifie concrètement : Certifications = passer les filtres ATS et les agences · Projets = convaincre les managers techniques · Les deux ensemble = profil complet qui passe tous les filtres et convainc tous les interlocuteurs.

2. Les forces et limites des certifications

✅ Les forces des certifications

⚠️ Les limites des certifications

Signal universel : Reconnues par des millions d’employeurs dans le monde. Pas d’ambiguïté.

Filtre ATS : Passent automatiquement les filtres de recrutement automatisés.

Structure l’apprentissage : Le programme de certification vous guide — vous savez quoi apprendre et dans quel ordre.

Crédibilité immédiate : Pour les profils en reconversion sans expérience IT, une certification prouve la compétence de façon objective.

Vérifiables : Employeur peut vérifier sur Credly/AWS Certification. Pas de triche possible.

Durée limitée : 6 à 10 semaines pour le CLF-C02 — résultat rapide et motivant.

Accès à des réseaux : Les certifiés AWS ont accès à des communautés, événements et opportunités dédiés.

Pas de pratique garantie : Une certification valide la connaissance théorique, pas la capacité à déployer sous pression.

Coût : 100 à 300 USD par examen — peut être un frein pour les budgets limités.

Durée limitée : Les certifications expirent après 3 ans — nécessitent une mise à jour régulière.

“Exam cramming” possible : Certains mémorisent les réponses sans vraiment comprendre — les recruteurs le savent.

Pas différenciant seul : Des milliers de personnes ont le même badge. Sans projet, vous ressemblez à tous les autres certifiés.

Langue : Les examens AWS sont en anglais — frein pour certains profils francophones.

 

3. Les forces et limites des projets réels

✅ Les forces des projets

⚠️ Les limites des projets

Preuve de compétence : Vous montrez que vous savez faire, pas juste répondre à des QCM.

Différenciant : Un projet original vous distingue de la masse des certifiés.

Apprentissage réel : On apprend plus en cassant et réparant une vraie architecture qu’en lisant un cours.

Conversation en entretien : Vous pouvez parler de vos décisions d’architecture — très valorisé par les managers techniques.

Pas de date d’expiration : Un bon projet GitHub reste pertinent tant que la technologie l’est.

Gratuité possible : AWS Free Tier + GitHub = portfolio sans coût.

Flexibilité : Vous apprenez exactement ce dont vous avez besoin pour votre cas d’usage.

Invisibles pour les ATS : Un lien GitHub dans un CV n’est souvent pas indexé par les systèmes automatiques.

Difficiles à évaluer : Un recruteur non-technique ne sait pas si votre projet est bon ou mauvais.

Demandent plus de temps : Un projet significatif prend des semaines à construire.

Risque de confusion : Sans structure (certifications), vous pouvez apprendre dans le désordre.

Pas de signal universel : “J’ai un projet sur GitHub” ne signifie rien d’objectif pour un recruteur.

Qualité inégale : Un projet mal fait peut nuire — mieux vaut ne rien montrer que montrer quelque chose de bâclé.

4. Ce que les données montrent

Au-delà des opinions, que disent les données du marché réel ?

Les offres d’emploi privilégient les certifications comme critère objectif

Les offres d’emploi cloud sont rédigées par des équipes RH qui cherchent des critères objectifs et vérifiables. Les certifications cochent cette case — les projets GitHub, même impressionnants, sont plus difficiles à évaluer sans expertise technique. Selon le rapport Jefferson Frank Careers & Hiring Guide 2024, les certifications AWS figurent parmi les critères les plus cités dans les offres de postes cloud, aux côtés de l’expérience pratique.

Ce n’est pas que les projets ne comptent pas — c’est que les systèmes de filtrage automatique (ATS) et les critères RH sont structurés pour identifier des signaux standardisés. Les certifications sont ces signaux.

Les certifications ont un impact mesurable sur le salaire

Plusieurs études de marché documentent l’impact des certifications cloud sur la rémunération. Selon le Jefferson Frank Careers & Hiring Guide 2024, 73% des professionnels AWS certifiés ont reçu une augmentation salariale après certification, avec une hausse moyenne de 27%. Le rapport Global Knowledge IT Skills and Salary 2024 estime à plus de 12 000 USD par an la prime salariale moyenne des certifiés AWS par rapport à leurs pairs non certifiés.

Ces chiffres concernent principalement le marché nord-américain. En France et en Afrique francophone, l’impact est comparable en termes relatifs — la rareté des profils certifiés dans ces marchés renforce d’autant la valeur de la certification.

Mais les projets restent indispensables pour convaincre les managers techniques

Les certifications ouvrent les portes — elles ne suffisent pas à les franchir seules. Selon Exam-Labs et plusieurs études sur les pratiques de recrutement 2025, les employeurs cherchent des candidats capables d’expliquer des décisions d’architecture, de montrer du travail pratique et de raisonner sur des compromis techniques — ce que les certifications seules ne prouvent pas. Les projets GitHub constituent la preuve complémentaire que les managers techniques recherchent.

Conclusion des données : Certifications = accès aux entretiens et prime salariale documentée (+27% en moyenne selon Jefferson Frank 2024). Projets = preuve de compétence pratique, indispensable pour convaincre les managers techniques. La stratégie optimale : certifications pour ouvrir les portes et justifier une rémunération supérieure, projets pour les franchir et convaincre les décideurs techniques.

5. La stratégie gagnante : comment combiner les deux

La vraie question n’est pas « certifications OU projets » — c’est « certifications ET projets, dans quel ordre ? »

Voici la séquence que nous recommandons pour la grande majorité des profils débutants :

Phase

Durée

Ce que vous faites

Résultat

1

Semaines 1–8

Formation + AWS Free Tier labs en parallèle → Certification AWS Cloud Practitioner

1ère certification + premiers labs pratiques · Profil LinkedIn mis à jour

2

Semaines 9–20

Formation SAA-C03 + construction d’un premier projet d’architecture (VPC, EC2, S3, RDS)

2ème certification + 1er projet GitHub documenté · Premières candidatures possibles

3

Semaines 21–36

Formation avancée (SOA/DevOps) + 2 projets plus complexes (pipeline CI/CD, serverless, IaC)

3ème certif + portfolio de 3 projets · Profil très compétitif

4

Mois 10+

Poste cloud décroché → apprentissage en conditions réelles · Spécialisation selon le poste

Expérience professionnelle = le meilleur projet possible

Pourquoi les certifications en premier ?

Trois raisons pragmatiques :

  1.     La certification structure votre apprentissage. Elle vous dit quoi apprendre et dans quel ordre — vous évitez de vous disperser dans l’immensité du cloud AWS.
  2.     La certification vous donne un premier signal rapide. En 6 à 10 semaines, vous avez quelque chose de concret à mettre sur votre CV et votre LinkedIn. Un projet de qualité prend beaucoup plus de temps.
  3.     La certification ouvre les portes ATS. Sans elle, votre candidature peut être filtrée avant même qu’un humain la lise — peu importe la qualité de vos projets.

Pourquoi construire des projets en parallèle dès le début ?

Parce que la théorie seule ne suffit pas. Construire des labs pratiques pendant votre formation :

  •       Ancre la compréhension théorique — vous retenez mieux ce que vous avez pratiqué.
  •       Démarre votre portfolio dès le début — pas besoin d’attendre d’avoir toutes vos certifications.
  •       Vous prépare aux questions techniques en entretien — “comment avez-vous configuré votre VPC ?”
  •       Coûte quasi rien — AWS Free Tier + GitHub = portfolio professionnel gratuit.

6. Votre recommandation selon votre profil

La stratégie optimale dépend de votre situation de départ. Voici des recommandations personnalisées.

🔰  Vous débutez complètement — aucun background IT

Recommandation : Certifications en premier, projets en parallèle dès la semaine 3

Sans repères dans le cloud, les certifications vous donnent une structure indispensable. Commencez par le Cloud Practitioner (6-8 semaines), faites des labs Free Tier en parallèle dès la semaine 3. La certification vous donne de la crédibilité que des projets autodidactes ne peuvent pas vous donner aussi vite quand vous manquez de bases.

 

💼  Vous venez d’un autre domaine IT (dev, sysadmin, DBA…)

Recommandation : Certifications et projets simultanément dès le départ

Vous avez déjà des bases techniques — la théorie cloud sera plus rapide à assimiler. Démarrez une formation SAA-C03 directement (passez le Cloud Practitioner rapidement) et construisez un projet en parallèle. Votre background existant renforce vos projets cloud — montrez la continuité entre votre ancien rôle et le cloud.

 

⚡  Vous avez besoin d’un emploi rapidement (3 à 6 mois)

Recommandation : Certification AWS Cloud Practitioner en priorité absolue

Si le temps est votre contrainte principale, concentrez-vous sur le Cloud Practitioner en 6-8 semaines. C’est le signal le plus rapide à obtenir et il ouvre des portes pour des postes d’entrée (cloud support, cloud consultant junior, commercial cloud). Ne dispersez pas votre énergie sur des projets longs — un projet simple et documenté suffit pour commencer à postuler.

 

🎓  Vous êtes étudiant avec du temps devant vous

Recommandation : Projets d’abord pour apprendre, certifications pour valider

Vous avez le luxe du temps — utilisez-le. Construisez d’abord des projets pour apprendre en profondeur (6 mois), puis validez vos compétences avec des certifications. Cette approche vous donnera une compréhension bien plus profonde que la préparation à l’examen seule. Attention : ne repoussez pas indéfiniment les certifications — le marché vous en demandera.

 

🌍  Vous êtes en Afrique francophone, budget limité

Recommandation : Certifications en priorité + ressources gratuites + 1 projet simple

Avec un budget limité, les certifications sont votre meilleur investissement : elles ouvrent l’accès au marché remote international. Utilisez les ressources gratuites (AWS Skill Builder, freeCodeCamp, Free Tier) et visez d’abord le Cloud Practitioner. Construisez un projet simple documenté sur GitHub (architecture 3-tiers sur AWS). Cette combinaison vous différencie clairement sur le marché africain francophone où les profils certifiés sont encore rares.

 

🔄  Vous changez de spécialité cloud (ex : dev → DevOps)

Recommandation : Projets en priorité pour prouver la transition, certification pour valider

Si vous avez déjà une expérience cloud mais changez de spécialité, les projets prouvent la transition mieux que les certifications seules. Construisez un projet dans votre nouvelle spécialité (pipeline CI/CD, cluster Kubernetes) puis validez avec la certification correspondante. Les recruteurs veulent voir que vous avez déjà “fait” ce que vous prétendez faire.

7. Quels projets cloud construire — idées concrètes

Le projet le plus impactant n’est pas le plus complexe — c’est celui qui est bien documenté et qui démontre clairement vos compétences. Voici des idées par niveau.

Projets niveau débutant (1 à 3 semaines)

  •       Site web statique sur S3 + CloudFront : Hébergez un site HTML/CSS dans S3, distribuez via CloudFront avec HTTPS. Coût : 0€ (Free Tier). Démontre : S3, CloudFront, Route 53, certificats SSL.
  •       Application CRUD avec Lambda + API Gateway + DynamoDB : API serverless basique (notes, todos…). Coût : 0€ (Free Tier). Démontre : architecture serverless, Lambda, API Gateway, DynamoDB.
  •       Pipeline de monitoring avec CloudWatch : Instance EC2 avec alertes CloudWatch sur CPU, mémoire, disk. Dashboard personnalisé. Démontre : EC2, CloudWatch, SNS pour les alertes.

Projets niveau intermédiaire (2 à 6 semaines)

  •       Architecture 3-tiers haute disponibilité (Terraform) : VPC avec subnets publics/privés, ALB, EC2 dans Auto Scaling Group multi-AZ, RDS Multi-AZ — le tout déployé avec Terraform. Démontre : VPC, IAM, EC2, RDS, IaC, HA.
  •       Pipeline CI/CD complet : GitHub Actions ou AWS CodePipeline qui teste, build et déploie automatiquement une application sur EC2 ou Lambda. Démontre : CI/CD, DevOps, automatisation, sécurité des secrets.
  •       Chatbot RAG avec AWS Bedrock : Chatbot qui répond à des questions sur un corpus de documents (PDF, texte) en utilisant AWS Bedrock + LangChain + S3. Démontre : IA, LLM, RAG, Lambda, S3.

Projets niveau avancé (1 à 2 mois)

  •       Infrastructure multi-comptes avec AWS Organizations + Terraform : Gestion centralisée de plusieurs comptes AWS avec SCP, Consolidated Billing et infrastructure as code. Démontre : architecture enterprise, sécurité avancée, IaC.
  •       Application Kubernetes sur EKS : Déploiement d’une application conteneurisée sur Amazon EKS avec Helm, monitoring Prometheus/Grafana, pipeline CI/CD. Démontre : Kubernetes, conteneurs, DevOps avancé.
  •       Data lake + analytique : Pipeline de données avec Kinesis → S3 → Glue → Athena → QuickSight. Coût modéré. Démontre : data engineering, analytique cloud, architecture événementielle.

La règle d’or des projets : Un projet bien documenté vaut mieux que 3 projets bâclés. Pour chaque projet : un README clair avec l’architecture (schéma), les choix techniques et pourquoi, les difficultés rencontrées et comment vous les avez résolues, et les coûts AWS estimés. Un recruteur technique doit pouvoir comprendre ce que vous avez fait et pourquoi en 5 minutes. 

8. Comment présenter les deux sur votre CV et LinkedIn

Sur le CV

La section “Certifications” et la section “Projets” sont aussi importantes l’une que l’autre. Voici comment les présenter efficacement.

Section Certifications

Section Projets

✅ Faites : Mentionnez le code de la certif (SAA-C03), la date d’obtention, et un lien vers votre badge Credly.

✅ Faites : Listez par ordre de niveau (le plus élevé en premier).

✅ Faites : Indiquez si la certif est en cours de préparation : “AWS SAA-C03 — En cours (prévu juin 2026)”.

❌ Évitez : Lister des certifications expirées sans le mentionner.

✅ Faites : Donnez un titre explicite (“Architecture 3-tiers HA sur AWS avec Terraform”), pas juste “Projet AWS”.

✅ Faites : Listez les technologies utilisées (AWS : EC2, RDS, VPC, ALB · IaC : Terraform · CI/CD : GitHub Actions).

✅ Faites : Ajoutez le lien GitHub et précisez si c’est public.

❌ Évitez : Lister des projets sans code visible ou sans documentation.

 

Sur LinkedIn

  •       Certifications → section “Licences et certifications” : ajoutez chaque certif avec le badge Credly. Les profils avec des certifications vérifiables apparaissent plus haut dans les recherches de recruteurs.
  •       Projets → section “Publications” ou “Projets” : ajoutez votre GitHub avec une description. Ou mieux : publiez un post LinkedIn quand vous terminez un projet — ces posts génèrent énormément d’engagement dans la communauté tech.
  •       Titre LinkedIn : “AWS Certified Cloud Practitioner | En formation SAA-C03 | Cloud Engineer” — pas juste “Étudiant” ou “En reconversion”. Montrez où vous allez.
  •       Publication régulière : Partagez votre progression — “J’ai obtenu ma certif CLF-C02”, “J’ai déployé mon premier VPC”, “Voici ce que j’ai appris cette semaine sur Lambda”. L’authenticité attire les recruteurs et les opportunités. 

9. Les erreurs classiques à éviter

Erreur 1 — Attendre d’avoir plusieurs certifications avant de construire le moindre projet

C’est la procrastination déguisée en méthode. Commencez à construire des labs dès la semaine 3 de votre formation, pas après votre 3ème certification. Même un lab simple sur le Free Tier compte — documentez-le sur GitHub.

Erreur 2 — Construire des projets sans certifications en espérant que ça suffit

Pour un premier emploi cloud, les certifications sont quasi-incontournables sur le marché actuel. Un portfolio GitHub impressionnant mais sans certification est perçu comme une lacune par 70%+ des recruteurs. Les deux se complètent — pas l’un ou l’autre.

Erreur 3 — Construire des projets qu’on ne peut pas expliquer

Des dizaines de tutoriels cloud vous donnent du code à copier-coller. Si vous ne comprenez pas ce que vous déployez, ne le mettez pas dans votre portfolio. En entretien, on vous demandera : “Expliquez-moi ce que fait ce pipeline Terraform” — et si vous ne pouvez pas répondre, c’est pire que de n’avoir rien.

Erreur 4 — Ignorer la documentation des projets

Un projet GitHub sans README clair ne sert à rien sur un CV. Documentez systématiquement : ce que fait le projet, comment le déployer, les choix d’architecture et pourquoi, les coûts estimés. Un recruteur technique doit comprendre votre projet en 5 minutes maximum.

Erreur 5 — Comparer sa progression à celle des autres

Les timelines de préparation varient énormément selon le profil de départ, la disponibilité et les ressources. Quelqu’un qui obtient le SAA-C03 en 6 semaines peut avoir 5 ans d’expérience IT. Quelqu’un qui le passe en 4 mois en partant de zéro fait quelque chose d’impressionnant. Comparez-vous à vous-même d’il y a 3 mois, pas aux autres.

Erreur 6 — Négliger le réseau et la communauté

Ni les certifications ni les projets ne remplacent le réseau professionnel. Rejoignez les communautés cloud (Discord LeCloudFacile, AWS User Groups, LinkedIn groupes cloud). Des dizaines d’opportunités se créent dans ces communautés — offres de stage, missions freelance, collaborations sur des projets, recommandations. 

Conclusion

Le débat certifications vs projets est un faux dilemme. Ce n’est pas l’un ou l’autre — c’est l’un et l’autre, dans le bon ordre selon votre profil.

Certifications

Projets

Ouvrent les portes (ATS, agences, RH)

Convainquent les managers techniques

Signal universel et vérifiable

Preuve de compétence réelle

Structurent l’apprentissage

Ancrent la compréhension pratique

Résultat rapide (6-10 semaines)

Différencient dans les négociations salariales

Commencez par elles

Construisez en parallèle dès la semaine 3

 

La question n’est pas laquelle choisir — c’est comment les combiner de façon optimale pour votre situation. Et maintenant vous avez la réponse.

Votre prochaine action : Si vous n’avez pas encore commencé : lisez notre guide “Apprendre le cloud avec des moyens limités” et démarrez votre formation Cloud Practitioner cette semaine. Si vous avez déjà une certification : créez un dépôt GitHub aujourd’hui et documentez votre premier lab AWS — même simple. Un profil en mouvement est toujours plus attractif qu’un profil en attente.

Questions fréquentes

Combien de projets faut-il avoir avant de postuler ?

Il n’y a pas de nombre magique. Pour un premier poste, 1 à 2 projets bien documentés combinés à une ou deux certifications suffisent pour postuler. L’important est la qualité et la capacité à les expliquer en entretien, pas la quantité.

Vaut-il mieux un projet personnel ou une contribution open source ?

Les deux ont de la valeur. Une contribution open source prouve que vous travaillez en équipe et que votre code est assez bon pour être accepté par une communauté. Un projet personnel prouve votre initiative et votre capacité à concevoir une architecture de A à Z. Idéalement, montrez les deux.

Les certifications AWS valent-elles pour un emploi en Afrique ?

Oui, et même plus qu’en Europe dans certains cas. Les profils certifiés AWS sont encore rares en Afrique francophone — votre certification vous différencie très fortement sur le marché local. Et pour les postes en remote pour des entreprises européennes, les certifications sont exactement ce que ces entreprises cherchent pour valider les compétences à distance.

Mon projet doit-il forcément être déployé sur AWS ?

Oui, si vous postulez pour un poste AWS. Un projet déployé sur Heroku ou Vercel n’est pas équivalent pour un employeur qui cherche des compétences AWS spécifiques. Utilisez le Free Tier pour déployer sur de vraies ressources AWS — c’est gratuit et bien plus convaincant.

Comment montrer mes projets si je n’ai pas de portfolio web ?

GitHub suffit amplement. Créez un compte GitHub professionnel (pas votre pseudo de lycée), soignez votre profil (photo, bio, épinglez vos meilleurs dépôts), et documentez chaque projet avec un README de qualité. LinkedIn permet aussi de lier votre GitHub directement à votre profil.

Sources & références

Les données chiffrées de cet article sont issues des sources suivantes, consultées en mai 2026 :

  •       Impact salarial des certifications AWS : Jefferson Frank Careers and Hiring Guide 2024 — jeffersonfrank.com. Enquête annuelle auprès de milliers de professionnels AWS.
  •       Prime salariale des certifiés cloud : Global Knowledge IT Skills and Salary Report 2024 — globalknowledge.com. Rapport annuel de référence sur les certifications IT.
  •       Pratiques de recrutement cloud 2025 : Exam-Labs AWS Certification Trends 2025 — exam-labs.com. Analyse des attentes employeurs en matière de certifications et d’expérience pratique.
  •       Certifications AWS et valeur marchée 2026 : KodeKloud, Top AWS Certifications in 2026 — kodekloud.com. Analyse des tendances du marché par certification.
  •       Demande de compétences cloud : U.S. Bureau of Labor Statistics, Computer and Information Technology Occupations — bls.gov. Données sur la croissance des emplois tech.

Les observations sur les pratiques de recrutement (filtres ATS, préférences des managers techniques) sont issues de la synthèse de plusieurs rapports sectoriels et retours de la communauté LeCloudFacile et de la plateforme LCF Talents — sans chiffres précis non vérifiables.